J’y retournerais bien, sur… Mars !?

avatar-fatima-small Par FatiMars

Forcément, je suis allée voir Seul sur Mars deux jours après sa sortie… Vous ne l’aviez pas vu venir ?

Ce film adapté d’un roman datant de 2011 nous raconte une mission martienne qui vire au cauchemar pour un de ses astronautes. Du coup, ob_1b197c_heile-heile-segen-hysterie-100-v-imagGravity nous revient en mémoire. Bon, comme le personnage principal est un homme et pas une femme, cette fois-ci, on peut noter qu’il y a beaucoup moins « d’indispensables » crises d’hystérie et de larmes…  On appréciera que le personnage joué par Matt Damon parle tout seul mais n’a pas besoin d’une amie imaginaire pour lui souffler les bonnes idées. Le personnage de Sandra Bullock, lui, ne s’en sort qu’avec l’aide de « l’hallucination Clooney » dans le module Soyouz. Notons qu’il y a tout de même deux femmes (pas hystériques) parmi les six astronautes dans le film martien. Sur l’histoire de la conquête spatiale, la proportion est d’une femme pour dix astronautes. On progresse !

Pour cette séance au cinéma, je n’étais pas seule mais accompagnée de ma collègue de SVT (qui avait l’air de ne plus respirer à certains moments tellement elle était prise par le film). C’était vraiment chouette de partager nos impressions après la séance. « Bon, les pommes de terre à l’oxyde de fer, t’y crois toi ? … Et sinon, y a pas un problème avec le dioxygène ? Etc. » Et c’est sans doute le gros intérêt de ce film pour moi, professeur de collège, victime d’une légère addiction à l’espace et à la SF : réfléchir et faire réfléchir sur ce qui tient la route scientifiquement… ou pas. Des êtres humains sur Mars c’est encore loin (dans 30/35 ans au mieux) mais ce n’est pas délirant. Dans l’article Peut-on vraiment rester «Seul sur Mars» ?, dans lequel François Forget, planétologue, répond aux questions de Charline Zetoun sur les incohérences du film, quelques pistes de réflexion sont proposées.

Bon, c’est vrai qu’avec ma collègue, on a quand même beaucoup ri lorsque l’astronaute, en plein délire, veut jouer à Iron Man. On a admiré la débauche d’espace perdu dans le très beau vaisseau Hermès. Ce n’est pas comme si 1kg de matière coûtait actuellement 20 000 dollars à mettre en orbite.

exposeMecanique_3462On a aimé l’espace de vie dans la « roue » du vaisseau. Ça nous a rappelé 2001, l’odyssée de l’espace et aussi l’exposé La Physique du manège au Palais de la Découverte quand on peut admirer nos élèves se prendre de grosses gamelles et comprendre dans leur corps (un peu violemment des fois je vous l’accorde) pourquoi une roue qui tourne dans un vaisseau spatial, ce n’est pas une mauvaise idée.

On s’est rappelé que ce n’était pas une partie de plaisir pour le corps humain de quitter la Terre. C’est qu’on a quelques millions d’années d’habitude derrière nous. Changer de gravité, ce n’est pas facile. Bon, manger que des bouts de pommes de terre oxydées et acides, ça n’aide pas non plus !

On s’est posé des questions sur l’eau sans doute car nous avions en tête l’annonce de la NASA de fin septembre. Bon, on a aussi supporté la musique disco parce qu’étrangement, elle va bien avec le film.

Tout ceci m’a vraiment donné envie de retourner sur Mars avec mes élèves. Alors, pour conclure, il ne me reste plus qu’à relayer la demande officielle pan_segment1de Chanteclac, soutenue par la
[Lab]map team : A quand une conférence de Roland Lehoucq et de Pierre Thomas pour décrypter Seul sur Mars ? Et pourquoi pas au festival d’astronomie de Fleurance l’été prochain…


Pour en savoir plus :

CNRS Le Journal https://lejournal.cnrs.fr/articles/peut-vraiment-rester-seul-sur-mars

https://www.nasa.gov/press-release/nasa-confirms-evidence-that-liquid-water-flows-on-today-s-mars

L’article d’Emilie Martin et Philippe Henarejos qui commente l’annonce de la NASA : http://www.cieletespace.fr/node/19665

Le festival d’astronomie de Fleurance : http://www.festival-astronomie.com/


 

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3 commentaires Ajouter un commentaire

  1. Éric38fr dit :

    Non-non, il n’y a pas tant d’oxyde de fer que cela dans le « sol » martien qui puisse empêcher la pousse de patates. La couche de poussière rouge qui rougit toutes les surfaces, sans respect pour l’esthétique des paysages comme celle des rovers passé quelques mois sur place, semble en général très fine, moins d’un mm d’épaisseur. De plus, cet oxyde de fer, du moins aux concentrations martiennes (pas énormément plus élevées que sur Terre), ne nuit pas aux plantations. Par contre, le problème majeur de cette mince pellicule de sol soumise au bombardement solaire et cosmique est plutôt la présence de sels suroxygénés comme les chlorates, lesquels sont de très efficaces désherbants…
    Quant aux balades sur Mars, il y a ces deux dernières années au festival de Fleurance des ateliers et une conférence (« géotourisme dans le système solaire »). Autre festival sympa, bien plus petit que Fleurance, où ces balades ont été proposées : les AstroNomades, mi-juillet en Ardèche. Suffit de demander le guide 🙂

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